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Suicides des forces de l’ordre : la série noire continue !

L’année 2019 a bien mal commencé. Depuis le début du mois de
janvier, 45 policiers et 10 gendarmes se sont suicidés, dans le pays. C’est déjà plus que durant l’année 2018. L’épuisement des agents, la vétusté des équipements et leur exposition lors de l’interminable crise des gilets jaunes sont autant d’explications à ce qui apparaît comme un véritable «blues» des forces de l’ordre.

Le «mal-être» est «profond» au sein de la police nationale, selon Christophe Korell. L’ancien agent considère que les «cycles horaires difficiles» et la «surutilisation des forces de l’ordre» rendent l’exercice du métier extrêmement compliqué, voire douloureux.

Depuis les attentats de 2015, les événements importants se sont succédé : Coupe du Monde de football, mouvement des gilets jaunes et, plus récemment, Tour de France. Les policiers travaillent davantage. Le G7, qui se tiendra à Biarritz à la fin du mois d’août, risque d’empirer la situation.

La condition de travail des policiers est jugée «déplorable», par le député LREM Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID. Dans le rapport qu’il a rendu en juillet 2019, il évoque le «sentiment d’abandon» qu’expriment les agents. Il décrit les locaux «indignes», la «multiplication des tâches administratives» et l’accumulation exponentielle du nombre d’heures supplémentaires».

Les sentiments qu’éprouvent les Français à l’égard des policiers sont ambigus. Ils ont acclamé les forces de l’ordre, lorsqu’elles ont affronté les attentats, en 2015. À tel point que Renaud invitait, dans une chanson, à «embrasser un flic».

Mais certains expriment une hostilité, voire une haine, à l’égard des agents aujourd’hui. Certains scandent, dans les cortèges, que «tout le monde déteste la police». Twitter et Facebook contiennent des tombereaux d’injures.

Un Toulousain a été placé en garde à vue, mercredi 31 juillet.

Un Toulousain a été placé en garde à vue, mercredi 31 juillet, pour «apologie de crime». Il s’enthousiasmait, sur Facebook, de l’assassinat de Benjamin Quiles. Le policier avait été tué, alors qu’il n’exerçait pas son métier, sur le parking d’une discothèque, mardi 20 juillet.

Christophe Castaner a créé, en avril 2019, une «cellule alerte et prévention du suicide». Le ministre de l’Intérieur avait «décidé d’affirmer haut et fort que le suicide dans la police et la gendarmerie ne sera jamais une fatalité».

Pourtant, les organisations de la profession ne sont pas satisfaites. Fabien Vanhemelryck, qui dirige le syndicat «Alliance», demande à Castaner de «tordre le cou de Bercy pour que la police se sente mieux. Sinon, nous allons arriver à une situation catastrophique».

SOURCE LA DEPÊCHE

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