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Diabète et engagement armé : le combat de Boris pour une reconnaissance militaire

Depuis quinze ans, Boris vit avec un diabète de type 1. Archiviste de profession et engagé au sein de la protection civile, il nourrit depuis plusieurs années l’ambition d’intégrer les forces opérationnelles de la réserve de la gendarmerie nationale. Malgré une motivation constante et une expérience dans le secours, ses tentatives se sont systématiquement heurtées à un obstacle majeur : l’inaptitude médicale prononcée lors des visites obligatoires, son diabète étant jugé incompatible avec les exigences du terrain. La police nationale lui a opposé le même refus.

Face à ces décisions, Boris a choisi de contester le principe d’une exclusion automatique. Convaincu que son état de santé est maîtrisé et compatible avec les missions envisagées, il a saisi le tribunal administratif de Rennes. Celui-ci lui a donné raison, enjoignant le ministère de l’Intérieur à réexaminer sa situation, ouvrant ainsi la voie à une approche individualisée plutôt qu’à une application stricte de critères médicaux généraux.

Le pour et le contre

Les arguments en faveur de Boris reposent sur l’évolution des traitements du diabète, la capacité de certains patients à maintenir une excellente condition physique et la valorisation de profils expérimentés au sein des forces de réserve. Son engagement préalable dans la protection civile plaide également pour sa fiabilité et sa connaissance des situations d’urgence.

À l’inverse, les réserves de l’administration s’appuient sur des impératifs de sécurité et de disponibilité opérationnelle. Les forces armées et de sécurité doivent anticiper les risques en conditions dégradées, où une pathologie chronique pourrait devenir un facteur de vulnérabilité, tant pour l’agent que pour ses collègues.

Le cas de Boris illustre ainsi un débat plus large : concilier égalité des chances, progrès médicaux et exigences opérationnelles, sans compromettre la sécurité collective.

Rédigé par pandore

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