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La Ferté-sous-Jouarre : 250 gendarmes pour un spectaculaire coup de filet anti-drogue

Avec ses fresques où les tarifs sont affichés comme au supermarché, c’est l’un des points de deal les tristement connus de ce secteur du nord est de la Seine-et-Marne. Le square Montmirail, à La Ferté-sous-Jouarre, fait d’ailleurs régulièrement l’objet d’opération anti-drogue de la part des gendarmes.

Pas moins de 250 militaires mobilisés, dont le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), pour procéder à une vingtaine d’interpellations simultanément à La Ferté-sous-Jouarre, à Rebais à Coulommiers et à Sarcelles (Val-d’Oise) et dans le Loir-et-Cher.

Sécurisé par un escadron de gendarmes mobiles, le quartier a donc été réveillé par cette descente massive, point d’orgue de l’enquête préliminaire lancée il y a plusieurs mois par la Brigade de recherches de Coulommiers, sous la houlette du parquet de Meaux.

Un groupe de sept militaires est d’ailleurs spécialement créé pour cette affaire. Les investigations diverses permettent d’identifier la tête du réseau présumée, un habitant de Coulommiers et ses lieutenants ainsi que les vendeurs et les guetteurs.

De la drogue, de l’argent et des armes saisis

Au total, 22 personnes, dont plusieurs jeunes femmes et des mineurs, sont ciblées par les enquêteurs. A 6 heures mardi, le top départ des arrestations est donné sur les différents objectifs.

Lors des perquisitions, les gendarmes mettent la main sur deux armes de poing, un fusil, un gilet pare-balles, ainsi que des tasers. Ils découvrent aussi plusieurs centaines de grammes de cannabis et de cocaïne, des téléphones portables Ils saisissent également environ 25 000 euros, dont 11 000 euros en liquide et le reste sur les comptes bancaires des suspects. Tout comme trois moto-cross dénichées dans un box.

Lors de l’enquête, les militaires ont entendu pas moins de 35 consommateurs, qui ont confirmé l’ampleur de ce trafic local. Ce coup de filet devrait ravir certains habitants de ce quartier, également en proie à des violences urbaines comme le 14 juillet dernier avec des feux de poubelles et des caillassages.

Douze majeurs et un mineur ont été déférés ce vendredi. Ils devraient être jugés dans le cadre d’une comparution à délai différé début avril. En attendant, le parquet a requis un mandat de dépôt pour dix d’entre eux. Au final, sept personnes ont été placées en détention provisoire et six sous contrôle judiciaire dont un mineur placé en foyer.

SOURCE : LE PARISIEN

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Écrit par pandore

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