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La musique de la garde sur scène avec Indochine – SOURCE : GENDinfo

 

Le concert donné samedi 21 mai au Stade de France par le groupe Indochine a accueilli en guest star la musique de la garde républicaine le temps de trois chansons. Les gendarmes remonteront sur scène le 25 juin prochain à Lyon. 

Une découverte choc

Cette belle aventure musicale trouve sa genèse dans une découverte fortuite, sur laquelle revient Nicola Sirkis : « Il y a eu deux événements. Le premier, c’était le fameux match de foot amical qui opposait la France à l’Angleterre, juste après l’attentat de Manchester, au cours duquel les musiciens de la garde républicaine ont joué un morceau d’Oasis. Je me suis dit que c’était gonflé. Le type était tout seul à la guitare. C’était vachement bien, super-émouvant. J’ai trouvé ça vraiment bienvenu de la part de la garde républicaine. C’était un bel hommage. »

Le chanteur retrouve la musique de la garde un an et demi plus tard, en janvier 2019, aux Invalides, alors qu’il assiste à une remise de décorations, qui honore notamment l’un de ses meilleurs amis. « Ça a été un vrai choc, dans le bon sens du terme, quand je les ai entendus jouer dans la cour des Invalides, avec ces cuivres qui résonnaient. Ça sonnait super-bien, c’était impressionnant. J’en ai eu des vibrations. Ils ont joué des airs militaires, que je connais un peu, et bien sûr la sonnerie aux morts. C’étaient des moments forts. »

Juin 2019 : la musique de la garde entre en scène

Germe alors dans la tête du rocker français une idée à laquelle il n’ose pourtant pas trop croire, celle d’inviter ces musiciens sur scène, le 23 juin 2019, à Lille, lors d’un concert exceptionnel donné au stade Pierre Mauroy, à l’occasion de ses 60 ans. « J’ai fait cette proposition au chef d’orchestre, à l’époque le colonel Langagne, sans penser que ça allait pouvoir se réaliser. » Mais pour les militaires, pas question de rater le privilège de jouer avec un artiste de cette envergure. S’ensuivent alors des répétitions communes, où le caractère « très discipliné » des gardes républicains, « par rapport à un groupe de rock », fait son œuvre et permet d’avancer très vite. « On s’est tout de suite très bien entendus. Puis ils sont venus jouer à Lille le premier soir et ils ont reçu un accueil incroyable du public. Il faut dire qu’en arrivant sur scène en grand uniforme, ils étaient imposants et impressionnants. En plus, ils m’ont fait la surprise de me jouer joyeux anniversaire pour mes 60 ans et un morceau de Bowie, « Life on mars ». C’était super, très émouvant… Ça a été une superbe réussite, se remémore le chanteur. Je pense que le public était aussi impressionné que nous qu’une institution comme la garde républicaine vienne jouer avec nous. Leur présence tranche avec le côté rock et c’est ça qui est bien, ce mélange des genres, tant musical qu’en apparence, surtout en apparence ! Finalement ça mythifie encore plus notre groupe et d’un autre côté ça désacralise la garde républicaine en la sortant de son univers protocolaire et militaire, si on peut dire, mais sans ternir son image, bien au contraire, parce que ça lui donne une image plus proche des gens. »

Une nouvelle scène commune pour les 40 ans du groupe

Alors, pour fêter les 40 ans de son groupe, Nicola Sirkis a l’idée de réitérer ce duo. Nicola Sirkis choisit alors spécifiquement quatre morceaux pour leur sonorité adaptée à ce mariage musical. Ce sera « J’ai demandé à la lune », « qui s’y prête parfaitement » « Kao-bang », « La vie est belle » et « Atomic sky » (le nombre de titres joués à Paris étant fonction du timing du show, NDLR).

80.000 spectateurs de tous âges étaient réunis au Stade de France, ce samedi 21 mai, pour assister au premier concert du Central tour d’Indochine, qui passera ensuite à Bordeaux, Marseille et Lyon en juin, puis à Lille en juillet prochain. Pour marquer ses 40 ans d’existence et de succès sur la scène rock française (41 pour être exact), le groupe, emmené par son leader Nicola Sirkis, avait concocté un show grandiose de près de 2 h 45.

« Nous sommes tous des musiciens, nous parlons le même langage »

Entre les musiciens de formation classique et les rockeurs, le courant passent immédiatement, car tous parlent le même langage, celui de la musique… Même si l’arrangeur joue parfois les interprètes. 

Tous passés par le conservatoire, les musiciens de la garde républicaine ont en effet en commun une solide formation classique, chacun nourrissant par ailleurs des sensibilités propres et des goûts différents. Mais pour tous, qu’ils aient l’âme d’un rocker ou pas, jouer avec Indochine reste un événement exceptionnel, « un beau challenge » qui « nous sort de notre zone de confort, de notre quotidien. C’est en outre une belle expérience de travailler avec des artistes de cette envergure, et mais aussi de retrouver un contexte de liesse populaire dans ces deux stades, après deux ans de morosité liée à la pandémie », souligne le CNE Foulquier.

Ces deux concerts sont donc l’occasion d’unir sur scène deux univers musicaux très différents, mais se nourrissant l’un l’autre, dans un élan créateur qui ravira les fans de tout âge.

Crédit Photos © Garde républicaine – ADC, © Garde républicaine – ADC F. : Source Gendinfo

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Écrit par pandore

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