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L’organisateur de “runs sauvages” autour de Toulouse voulait devenir gendarme

Les gendarmes de la compagnie de Muret ont interpellé un organisateur de « runs sauvages », ces courses de voitures illégales, autour de Toulouse. Surprise, l’individu était un gendarme adjoint volontaire en Haute-Garonne. Chaque vendredi ou presque, des dizaines de grosses cylindrées, toutes plus customisées les unes que les autres, se rassemblent notamment route d’Espagne, entre Portet-sur-Garonne et Toulouse. Les conducteurs les plus téméraires s’affrontent lors de « runs sauvages » sur les voies de circulation.

Ces événements organisés discrètement sont traqués par les forces de l’ordre qui veulent empêcher les courses de vitesse, bruyantes et surtout trop dangereuses. Avec parfois des conséquences dramatiques comme le vendredi 13 août, quand l’un des conducteurs a refusé d’obtempérer à un contrôle de gendarmerie mis en place à Portet-sur-Garonne. Après avoir pris tous les risques, il a fini par percuter une maman et son enfant ! La justice l’a condamné à 12 mois de prison avec un aménagement de peine.

Cette condamnation, et les amendes régulièrement dressées aux participants, n’empêchent pas les gendarmes de surveiller des très près les réseaux sociaux pour repérer les organisateurs toujours plus discrets.

L’organisateur repéré grâce à son compte Instagram

Après plusieurs semaines d’enquête, ce travail minutieux a payé. Les spécialistes de la brigade des recherches de la compagnie de Muret ont identifié l’un des instigateurs de ces rassemblements. Ils ont repéré son compte sur Instagram, où il donnait rendez-vous aux habitués et filmait régulièrement ces rassemblements. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le profil de cet individu révèle quelques surprises puisque cet homme de 25 ans occupe un poste de gendarme adjoint volontaire en Haute-Garonne.

Placé en garde à vue mercredi, il a été interrogé sur son rôle. Ce garçon décrit comme « immature » aurait chapeauté les derniers « runs ». Et pour ne rien arranger, il aurait profité de ses fonctions pour avertir les participants d’éventuels contrôles de ses collègues…

Présenté au parquet à l’issue de sa garde à vue, le procureur a confirmé qu’il serait jugé en février devant le tribunal correctionnel de Toulouse. En attendant, il a été suspendu de ses fonctions et sanctionné par son employeur. Pour rappel, la loi réprime l’incitation, la promotion ou l’organisation de rodéos motorisés qui peut être sanctionnée d’un maximum de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

SOURCE : LADEPECHE.fr

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Écrit par pandore

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