Mort d'Elisa Pilarski : le chef des gendarmes de l'Aisne démissionne
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Mort d’Elisa Pilarski : le chef des gendarmes de l’Aisne démissionne

Le lieutenant-colonel Jean-Charles Metras, commandant du Groupement de gendarmerie de l’Aisne, département où est morte Elisa Pilarski, jeune femme enceinte attaquée par des chiens le 16 novembre, a démissionné de son poste. Sa présence à proximité du lieu du drame avait soulevé des questions.

Jean-Charles Metras, lieutenant-colonel et commandant du Groupement de Gendarmerie de l’Aisne, a démissionné de ses fonctions. Un départ qui intervient alors que l’affaire Elisa Pilarski est loin d’être résolue.

Le 16 novembre 2019 dans la forêt de Retz (Aisne), cette jeune femme enceinte de 29 ans était retrouvée morte, après avoir été attaquée par des chiens. Elle se baladait avec l’un de ses propres chiens, Curtis, tandis qu’une chasse à courre comprenant 62 chiens était en cours dans le secteur.

Le lieutenant-colonel au coeur de l’affaire Pilarski

Le lieutenant-colonel Jean-Charles Metras est l’un des personnages-clés de l’affaire Pilarski. En effet, Christophe Ellul, compagnon de la jeune femme, qui a retrouvé son corps, avait affirmé que la première personne qu’il avait aperçu en arrivant à proximité était un « cavalier », qu’il avait ensuite identifié comme étant Jean-Charles Metras.

Auprès de l’Union, il avait parlé d’une « erreur », affirmé qu’il n’avait pas aperçu le compagnon d’Elsa Pilarski ce jour-là, et n’avait eu connaissance de la mort de la jeune femme qu’à la fin de la chasse à courre.

Jean-Charles Metras avait cependant reconnu que ce 16 novembre, il suivait la chasse à courre qui avait lieu dans la forêt de Retz, à peu près à la même heure où la jeune femme a été attaquée par des chiens. 

La gendarmerie déssaisie

Malgré le démenti de Jean-Charles Metras, sa simple présence dans les environs du drame avait poussé le procureur à retirer le dossier Pilarski à la gendarmerie.

Une décision également motivée par le lancement d’une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le réglement résultant de l’agression commise par des chiens », le 20 novembre.

Attente des résultats ADN

Pour justifier de sa démission, Jean-Charles Metras a dit vouloir « suivre sa femme dans le privé », note l’Union.

Son départ intervient alors que les résultats des analyses ADN n’ont toujours pas été communiqués, plus de deux mois après la mort d’Elisa Pilarski. 67 prélèvements ADN salivaires ont été effectués sur des chiens : sur les cinq chiens du couple, et sur 62 chiens du Rallye de la passion. Ils devraient permettre d’identifier quels chiens s’en sont pris à la victime.

L’autopsie avait révélé que la mort de la jeune femme enceinte de six mois était due à « une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête.  

Fin décembre, la piste d’un promeneur accompagné de son malinois avait été écartée. Elisa Pilarski avait signalé, sur sa page Facebook, une altercation avec l’individu, le jour de sa mort. Mais elle avait emprunté un chemin de forêt pour ne plus avoir à le croiser. Interrogé par la police, ses horaires de balade ne correspondaient pas à ceux de la victime.

Source : Marie-Claire.
Photo : Pinterest.

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