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Une nouvelle arme qui va permettre aux gendarmes de mieux géolocaliser les délinquants

Le verdict est tombé courant mars pour l’attribution du dernier marché de la gendarmerie nationale relatif à l’analyse des données de téléphonie. Et c’est une société française,  Deveryware, qui décroche la timbale : un contrat de 4 ans, d’une valeur de plus de 2,3 millions d’euros, pour la livraison d’un logiciel de traitement de la data qui sera déployé en métropole et en outre-mer. Il pourra être accessible, à terme, aux 30.000 gendarmes chargés d’une mission d’enquête en France. 

Son logiciel DeveryAnalytics Telephony Data promet «d’alléger la contrainte sur les enquêteurs et d’augmenter leurs capacités d’investigation». Une aubaine quand on sait que la délinquance de masse caractérisant notre époque se solde par des taux d’élucidation en berne pour les cambriolages (une affaire sur dix résolue seulement), les vols ou le vandalisme. Sachant également que, concernant les violences qui ne cessent d’augmenter, il faudra inévitablement déployer une capacité à régler davantage de dossiers.

La géolocalisation est un moyen précieux pour savoir qui a contacté qui, été où, côtoyé qui, combien de temps et combien de fois. Pour débusquer et confondre les auteurs d’infractions grâce à l’intelligence artificielle.

Une multitude d’applications

Les applications concrètes sont immenses. Pour rechercher une personne disparue, l’enquêteur va pouvoir déterminer sans délai quel a été son dernier coup de fil, sa dernière connexion et connaître la borne désignant l’endroit où il a laissé sa dernière trace numérique. Les appels, les SMS, MMS, et même les connexions à tout type de réseaux internet seront ainsi passés au crible. «On peut savoir si un multirécidiviste pour cambriolage ou trafic de drogue, par exemple, s’est rapproché d’un endroit où un fait délictueux a été commis», explique une cadre de Deveryware. Une façon de s’assurer de la cohérence de l’alibi d’un suspect, s’il prétend ne pas avoir fréquenté un lieu ou une personne tel jour à telle heure. Dans la procédure relative à la disparition du caporal Arthur Noyer, pour laquelle Nordahl Lelandais a été mis en examen, la téléphonie et le bornage ont été essentiels. Idem dans l’affaire de la disparition de Sophie Le Tan ou dans la traque au braqueur Redoine Faïd, après sa spectaculaire évasion de la prison de Réau.

SOURCE : LE FIGARO

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Écrit par pandore

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