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La menace terroriste avec des « mineurs de plus en plus jeunes »

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard le 16 avril 2024 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard a confié, ce mardi 16 avril sur France Inter, assister à un phénomène nouveau depuis « un an, un an et demi » concernant la menace terroriste, avec l’apparition de « mineurs qui ont souvent entre 15 et 17 ans ». « Il s’agit de mineurs de plus en plus jeunes », ajoute-t-il.

Jean-François Ricard explique que l’an dernier le parquet national antiterroriste a « demandé à 12 reprises la mise en examen de mineurs pour des projets d’actions violentes assez finalisées ». Ce chiffre est sensiblement plus important par rapport aux années précédentes, où il était autour de « 3 ou 4 ».

Des « gens qui se gavent d’images épouvantables » via les réseaux

Le procureur national antiterroriste tente d’apporter quelques explications à ce phénomène. Il se demande ainsi si « les motifs de la nouveauté de ce phénomène tiennent à la présence d’une génération qui n’a connu que le numérique, qui se fait ses relations uniquement à travers le numérique et à une consommation du numérique extrêmement violente ». Il décrit ainsi des « gens qui se gavent d’images épouvantables, notamment les vidéos de décapitation de l’État islamique ».

La menace terroriste « est sérieuse et il faut la considérer comme telle », assure Jean-François Ricard. À près de 100 jours des Jeux de Paris 2024, le magistrat précise qu’il « n’y a pas concrètement de menaces » car les groupes terroristes « ne vont pas dire [qu’ils vont] frapper tel jour, à telle heure et à tel endroit ». Mais il appelle à « prendre tout à fait au sérieux » la menace globale qui pèse sur la France, évoquant notamment l’attentat près de Moscou qui a fait 144 morts le 22 mars.

Il revient également sur les « environ 500 condamnés » suivis par son parquet national antiterroriste. Il précise qu’un « peu plus de la moitié sont encore en détention et les autres sont en milieu ouvert ». Jean-François Ricard juge donc « tout à fait sérieux » le « risque de récidive pour un certain nombre d’entre eux » et considère qu’il s’agit « d’un véritable sujet ». Pour assurer ce suivi, une « série de mesures sont mises en œuvre pendant un temps limité » à travers des « obligations, voire des interdictions ». Il s’agit, précise le procureur, de « mesures judiciaires ou administratives ».

SOURCE : RADIO FRANCE

Rédigé par pandore

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