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La mort du petit Émile : un vaste dispositif de recherche sur place au Haut Vernet 

La découverte d’ossements appartenant au petit Émile, cet enfant disparu en juillet dernier, a suscité une mobilisation particulièrement importante des gendarmes dans la région du Haut-Vernet. Cette découverte a conduit à la mise en place d’une équipe composée d’une centaine de militaires, dont des experts de l’IRCGN, l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie, chargés des nouvelles recherches sur le terrain ainsi que des drones. Les efforts sont concentrés sur l’analyse du secteur de la découverte dans l’espoir d’obtenir des indices supplémentaires sur les circonstances de la disparition d’Émile et de découvrir d’autres ossements.

Les gendarmes sont-ils passés à côté du corps lors des recherches ?

Des dizaines de gendarmes, des volontaires, des équipes cynophiles, un hélicoptère et des drones avaient déjà été déployés en juillet. Ont-ils pu passer à côté du corps du garçonnet ? « On a pu potentiellement ne pas déceler cette présence », a répondu sur BFMTV, la colonelle Marie-Laure Pezant, porte-parole de la Gendarmerie nationale. Elle n’exclut toutefois pas que les ossements aient pu être déplacés.

Le « fait qu’on aurait pu passer à côté, c’est une possibilité infime, mais qui existe. Rien n’indique que les ossements étaient présents au moment des recherches », a-t-elle souligné. En ajoutant : « Il ne faut pas oublier qu’on a pu déposer les ossements après. Cela peut être une intervention humaine, un animal ou des conditions météorologiques. »

Pour la porte-parole de la gendarmerie, qui dit explorer toutes les pistes, trouver ces ossements « ne présume pas d’une intervention extérieure », « cela peut être un accident d’Émile seul, une personne qui a causé un accident ou une personne mal intentionnée ».

Un coordinateur dépêché sur place

Pour organiser ces différents niveaux de recherche et « procéder par méthode », un coordinateur de scène de crime a été dépêché sur place, précise Marie-Laure Pezant, porte parole de la gendarmerie

Découvrez la vidéo explicative sur CNEWS, de la colonelle Marie-Laure PEZANT sur la complexité du terrain

Interrogée sur une corrélation entre la mise en situation organisée la semaine et la découverte, deux jours plus tard, des ossements, cette dernière précise que « pour l’instant aucun lien n’est fait », entre les deux événements. « On continue d’exploiter l’ensemble des pistes », poursuit-elle.

Ce rebondissement est en effet survenu deux jours après une « mise en situation », une sorte de reconstitution des faits effectuée pour la première fois depuis le lancement de l’enquête. Lors de celle-ci, 17 personnes avaient été convoquées, dont toutes celles présentes le jour de la disparition d’Émile, pour tenter de déterminer leurs faits et gestes dans les derniers instants avant sa disparition.

Les parents d’Émile, bouleversés, espèrent que la vérité sur la disparition de leur fils sera finalement révélée.

Image d’illustration

Rédigé par pandore

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