Après plusieurs mois d’investigations, les gendarmes de la Section de recherches (SR) d’Amiens ont mis fin à un réseau de trafic de stupéfiants opérant entre l’Oise et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Onze personnes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête conduite sous l’autorité d’une juge d’instruction du tribunal judiciaire de Senlis.
L’affaire débute à l’été 2024, lorsque les enquêteurs constatent des déplacements réguliers entre Compiègne (Oise) et Gex (Ain), effectués par des individus déjà connus des services de police et de justice. Les premiers éléments recueillis confirment l’existence d’un trafic structuré de résine de cannabis et de cocaïne.
Au regard de l’ampleur des faits, une cellule nationale d’enquête est mise en place. Les investigations se poursuivent dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par une magistrate instructrice du tribunal judiciaire de Senlis.
Un réseau organisé et des armes
Les surveillances permettent d’identifier l’organisation du réseau, notamment deux principaux fournisseurs — l’un en cocaïne, l’autre en résine de cannabis — ainsi que plusieurs lieux de stockage situés dans les environs de Compiègne. Les personnes impliquées étaient également en possession d’armes.
Une première opération judiciaire est déclenchée en novembre 2025 à l’occasion d’un important acheminement de stupéfiants dans l’Oise. Elle est menée avec l’appui du GIGN. Une seconde opération, conduite en décembre 2025, cible la branche implantée dans le secteur de Gex et permet de porter un coup d’arrêt à l’organisation.
Au total, onze personnes sont placées en garde à vue. Les perquisitions conduisent à la saisie de plus de 90 kilogrammes de résine de cannabis, de 2 kilogrammes de cocaïne, de deux armes à feu avec leurs munitions, ainsi que de près de 100 000 euros en espèces. Des installations de culture de cannabis sont également découvertes.
Les enquêteurs procèdent parallèlement à la saisie d’environ un million d’euros d’avoirs criminels, comprenant des comptes bancaires, des biens immobiliers, des véhicules et des produits de luxe.
Un coup sévère porté à une organisation nationale selon la Justice
À l’issue de leur présentation devant le magistrat instructeur, sept personnes sont placées en détention provisoire et quatre sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur jugement.
Selon les autorités judiciaires, cette enquête a permis d’entraver l’implantation progressive d’un réseau aux connexions nationales, qui entendait renforcer son ancrage dans l’Oise.
Source : SIRPA/GENDARMERIE NATIONALE
crédit image : image d’illustration- Journal Le Pandore et la Gendarmerie

