Orne. Il percute un gendarme : écroué dans l’attente de son procès
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Contrôlée, elle tousse au nez des gendarmes

Une Chartraine de 22 ans ne semble pas vraiment savoir quelle posture adopter, en ce début de semaine, face aux juges du tribunal de Chartres.

Le président de l’audience rappelle ce qui lui est reproché, lorsqu’elle a été verbalisée par les gendarmes, au centre commercial de Barjouville. « Ils ont fait preuve de pédagogie lorsqu’ils vous ont contrôlée avec votre ami, alors que vous alliez faire vos courses. »

Une seule attestation remplie

Le magistrat explique que les gendarmes ont fait remarquer au couple qu’il n’était pas autorisé de faire ses courses à deux. « D’autant plus que vous aviez rempli une seule attestation, sur laquelle figuraient vos deux noms. »

Les gendarmes ont décidé de ne pas verbaliser le couple, à condition que la jeune femme fasse les courses seule . Son ami fait alors mine de s’éloigner mais il rejoint sa compagne en entrant par une autre porte.

À la sortie, les gendarmes haussent le ton. Ils verbalisent l’homme et sa compagne, ce qui a pour effet immédiat de déclencher une grosse colère chez la femme.

« Comme un revolver que vous braquez »

« Vous avez baissé votre masque et vous avez toussé en direction de l’un des gendarmes, à moins d’un mètre de lui, en lui assurant que vous aviez le Covid-19 », dit le Président La prévenue baisse la tête. Elle reconnaît les faits : « C’est vrai que parfois, je suis très irritable. »

Son casier judiciaire le laisse penser. Elle a été condamnée à plusieurs reprises pour violences.

« Inadmissible et odieux »

Juste après son mouvement d’humeur, qualifié de violences sur les gendarmes, elle est interpellée et emmenée à la gendarmerie, dans un fourgon. « Vous avez uriné dans le véhicule des gendarmes », continue le président. Elle s’explique : « Oui, j’avais envie d’aller aux toilettes. Ils ont refusé de m’y emmener. »

Me Vincent Rivierre défend les deux militaires. « les gendarmes », assure-t-il « sont maintenant en confinement, par précaution, loin de leur famille et de leurs collègues. »

La procureure de la République n’est pas plus tendre avec la prévenue. « Ce que vous avez fait, c’est non seulement inadmissible. C’est aussi odieux. »

Elle rappelle que la jeune femme, en récidive de violences, risque six ans de prison. « Je demande une peine sévère. » Avant de réclamer de la prison ferme contre la jeune femme. « Au vu des conditions sanitaires en prison, je ne demande pas son incarcération immédiate. »

La jeune femme est condamnée à cinq mois de prison ferme, plus deux mois de révocation d’un sursis précédent. Elle échappe à l’incarcération. Elle devra dédommager les gendarmes à hauteur de 1.150 € pour leur préjudice moral.

Les gendarmes menacés de morts en contrôlant les attestations dérogatoires

SOURCE : L’ECHO REPUBLICAIN

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