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Il simule un accident et mobilise les gendarmes pour rien

Dans la soirée du vendredi 27 décembre, un jeune homme a simulé un accident de voiture, du côté de La Trinité-Surzur, pour se venger du lapin que sa copine venait de lui poser.

Il est près de 19h30, vendredi 27 décembre, quand une jeune femme reçoit un message très alarmant de son petit ami. « Je viens d’avoir un accident de voiture, je saigne, je n’ai plus de portable. » La jeune femme alerte alors la famille de ce dernier, qui habite à La Trinité-Surzur. Celle-ci écume les routes du secteur à la recherche d’un potentiel accident.

Vers minuit, la famille alerte le Samu qui appelle à son tour la gendarmerie. « Nous avons engagé quatre patrouilles entre La Trinité-Surzur et Sarzeau, explique le capitaine de gendarmerie, Jean-Bernard Ferrère. J’ai aussi demandé l’aide d’un hélicoptère à Rennes, mais les conditions météorologiques n’ont pas permis son décollage. »

Les gendarmes fouillent la zone très large avec un chien jusqu’à 3h30, tentent de géolocaliser le portable qui ne borne nulle part. Les recherches sont finalement suspendues. Nous avions prévu de faire décoller un hélicoptère à 8 heures le samedi matin de Saint-Nazaire, poursuit le capitaine Ferrère.

L’homme risque six mois de prison

À la même heure, le jeune homme pointe le bout de son nez chez ses parents à La Trinité-Surzur, nullement blessé. Il avait passé la nuit dans sa voiture, garée sur le parking municipal de Saint-Gildas-de-Rhuys. En fait, sa petite amie ne s’était pas présentée au rendez-vous, précise le capitaine Ferrère. Pour l’ennuyer, il a décidé de lui envoyer ce message très alarmiste.

Message qui a un coût, vu les moyens engagés par les secours et le temps passé à le rechercher. « Il est passible de prison et d’amende selon l’article 434 -26 du Code pénal », explique le capitaine Ferrère. Cet article indique que le fait de dénoncer mensongèrement à l’autorité judiciaire ou administrative des faits constitutifs d’un crime ou d’un délit qui ont exposé les autorités judiciaires à d’inutiles recherches est puni de six mois d’emprisonnement et de 7.500 € d’amende. Le parquet décidera des suites.

Source : Ouest-France.
Photo : Ouest-France.

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