Quatre faits commis au printemps, un même véhicule repéré à proximité, puis des déplacements suivis sur plusieurs départements. L’enquête menée par la Section de recherches de Versailles a conduit, le 13 août, à l’interpellation de deux hommes soupçonnés de multiplier les vols à la fausse qualité.
Tout commence au cours des mois de mars et mai 2026. Quatre faits commis dans les Yvelines et le Calvados attirent l’attention des enquêteurs de la SR de Versailles. Un même véhicule est repéré à proximité des lieux et une enquête est ouverte sous l’autorité du parquet de Versailles.
Le mode opératoire est bien rôdé. Munis de perruques, les auteurs se présentent au domicile de leurs victimes en se faisant passer pour des membres des forces de l’ordre. Une fois entrés dans les habitations en abusant de leur confiance, ils dérobent de l’argent liquide et des bijoux.
Les investigations permettent progressivement d’identifier deux suspects résidant dans le Val-d’Oise. Selon la Gendarmerie nationale, les deux hommes se déplacent régulièrement ensemble à bord de véhicules faussement immatriculés. Tous deux sont par ailleurs déjà connus pour leur implication dans des faits de même nature.
L’enquête ne s’arrête pas aux premiers rapprochements.
Au cours du mois de juillet, de nouveaux déplacements sont détectés en direction de Soissons, dans l’Aisne, puis de Dieppe, en Seine-Maritime. Dans le même temps, deux nouveaux vols à la fausse qualité présentant un mode opératoire similaire sont signalés dans ces secteurs.
Face à l’activité de cette équipe, un dispositif de surveillance et d’interpellation est mis en place à partir du 10 août.
Trois jours plus tard, le 13 août, les deux suspects sont interpellés à Cormeilles avec l’appui de la Brigade de recherche et d’intervention de Versailles. Selon le communiqué de la Gendarmerie, ils s’apprêtaient alors à commettre de nouveaux faits.
Les perquisitions permettent ensuite de découvrir plusieurs éléments matériels : de l’équipement radio portatif, plusieurs jeux de plaques d’immatriculation ainsi que de fausses cartes de police et de gendarmerie.
Placés en garde à vue, les deux mis en cause sont présentés à la justice le 14 août puis placés en détention provisoire. Leur jugement est prévu le 16 octobre 2026.
Au total, les investigations conduites par la Section de recherches de Versailles ont permis de résoudre sept faits, dont une tentative, mettant fin aux agissements de cette équipe particulièrement active.

