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Covid-19 : les gendarmes et les policiers sont parmi les plus exposés

Covid-19 : les gendarmes et les policiers sont parmi les plus exposés. Confinement oblige, les forces de l’ordre doivent contrôler les déplacements : peu équipées en Deux-Sèvres, comme ailleurs, à elles d’adopter les gestes « barrière » pour se protéger du Covid-19.

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, qui doit entraîner l’instauration de l’état d’urgence sanitaire en France, elles étaient déjà en première ligne du fait de leur fonction même, qui les amène à patrouiller et à être en contact avec la population : avec la mise en place des contrôles massifs des déplacements des Deux- Sévriens ( comme partout ailleurs en France) pour lutter contre les violations du confinement, les gendarmes et les policiers font partie de celles et ceux qui sont les plus exposés au Covid-19.

Lors des dispositifs déployés à Bessines et à Niort le mardi 17 mars 2020, aucun dépositaire de l’autorité publique ne portait de masque, rares étant ceux qui avaient des gants en latex. 500 masques à la police 3.000 pour les gendarmes.

Sollicités le mercredi 18 mars 2020, les services de la préfecture ont rappelé que les masques de protection étaient « réservés en priorité aux personnels de santé ».

Quant aux gants, ils seraient une fausse bonne idée, puisqu’ils sont manipulés eux aussi et risquent de provoquer un relâchement naturel dans la fréquence du principal geste préventif, le lavage régulier des mains.

Pendant les vérifications une distance de sécurité doit être observée

Alors, pendant les vérifications, une distance de sécurité d’un mètre minimum doit être respectée entre l’agent et l’automobiliste, ce dernier devant présenter son attestation de manière bien lisible. La gendarmerie des Deux-Sèvres disposerait néanmoins d’environ 3.000 masques chirurgicaux, réglementaires, à répartir dans sa trentaine d’unités, avec 390 militaires sur le terrain pour aider à lutter contre le Covid-19.

Il y en aurait actuellement 500 à disposition des quelque 150 policiers de Niort et de Thouars qui patrouillent ou enquêtent, sachant qu’« une petite dizaine » d’entre eux ont été provisoirement renvoyés chez eux, d’après Frédérik Kattnig, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police nationale : ils gardent leur(s) enfant(s) ou sont des personnes à risque.

Les masques, « on nous demande de ne pas les mettre devant la population pour éviter de l’effrayer et de créer la panique

Les masques, « on nous demande de ne pas les mettre devant la population pour éviter de l’effrayer et de créer la panique, révèle le même Frédérik
Kattnig. Nous sommes censés les porter uniquement quand la situation l’exige, surtout au contact d’une personne présentant des symptômes ».

Selon nos confrères du France 3 Nouvelle-Aquitaine, dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 mars 2020, un contrevenant placé en garde à vue au commissariat de Royan, en Charente-Maritime, a craché sur deux fonctionnaires, en quatorzaine depuis : le mis en cause semblait être atteint du Covid-19. « Nous ne sommes absolument pas protégés, juge Frédérik Kattnig. Mais nous agissons en professionnels et nous allons essayer de le faire tant que nous n’avons pas de cas avéré dans nos services ».

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 » Nous allons faire front « 

« Nous allons faire front, acquiesce, au nom du syndicat Unité SGP Police-Force ouvrière 79, Pascal Valès. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que, derrière chaque policier il y a une famille, des enfants, des personnes qui peuvent être âgées ou souffrantes… Peut-être que, à force de côtoyer des personnes, nous deviendrons des porteurs du coronavirus, même sains. J’en appelle à notre hiérarchie : nous devons avoir des consignes de protection, nationales comme locales, claires et précises. »

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SOURCE : La Nouvelle République

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