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Les jeunes ayant agressé des gendarmes sur l’île d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie ont été condamnés à des peines de prison ferme.

Six jeunes, qui avaient agressé et blessé en début de semaine des gendarmes sur l’île d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, ont été condamnés vendredi 20 septembre à des peines de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nouméa.

L’un des mis en cause, âgé de 23 ans, qui a reconnu « avoir ramassé une pierre » et frappé à la tête une adjudante-chef de gendarmerie lors de l’agression, a écopé d’une peine de 4 ans de prison ferme, dont un an avec sursis.

L’un de ses comparses, âgé de 25 ans et qui avait asséné un « coup de poing » au visage d’un autre gendarme, a été condamné pour sa part à 3 ans de prison ferme, dont six mois avec sursis.

Des peines de 24 mois de prison, dont la moitié avec sursis, ont par ailleurs été prononcées à l’encontre des quatre autres prévenus.

Regrets, excuses, ivresse

Tous ont présenté à la barre « des regrets et des excuses » aux militaires, plaidant qu’ils étaient « saouls » au moment des faits.

Lundi dernier, trois militaires de la brigade de Fayaoué intervenaient lors d’un attroupement à hauteur de la tribu kanak de Banutr, au centre de cet atoll de 3 400 habitants, lorsqu’ils ont été pris à partie par des jeunes, qui avaient dressé un barrage sur la route.

Ces derniers expliquent alors aux gendarmes qu’ils « attendent leurs adversaires (du sud, ndlr) pour en découdre ». Ils précisent que l’affaire est liée « au meurtre de l’un des leurs » le 19 août dernier, poignardé devant une station-service par un homme d’une trentaine d’années, placé depuis en détention provisoire.

Selon l’ensemble des témoignages, l’intervention avait débuté dans le calme et le dialogue semblait s’être instauré, avant que la situation ne dégénère « sous l’effet de groupe et de l’alcool ».

Un véhicule de service a également été saccagé à coups de pierres avant d’être incendié. Un gilet pare-balles dans l’habitacle a aussi été dérobé.

Des gendarmes en repos qui passaient fortuitement à proximité avaient permis d’exfiltrer leurs camarades et d’interpeller les agresseurs.

Le représentant du ministère public a dénoncé « une horde d’individus qui s’en est prise sans aucune raison aux gendarmes ».

Entourée de collègues, l’adjudante de gendarmerie blessée était présente à l’audience avec un pansement à l’œil.

Source OUEST FRANCE

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